22 juillet 2019 : Triste Pologne

Nous arrivons à Bydgoszcz.

En fait, c’est une manière de parler. Il nous faudra faire 40 kms pour arriver à traverser cette ville. Et cela sans nous tromper de route ou quasiment. Pour éviter une quatre voies pas du tout aménagée pour les cyclistes nous contournons une rocade et, à la troisième tentative de traversée de la dite rocade nous trouvons une très belle piste cyclable à travers bois. Nous voilà en banlieue, avec un centre industriel militaire et une série de bâtiments insipides type nos ZUP des années 1950 sans la grande hauteur mais étalés sans fin. Le problème est que cela continue jusqu’au centre ville où nous trouvons ça et là quelques beaux bâtiments en briques, des églises bien sûr et la poste.

A noter quelques bâtiments modernes à l’architecture plus ou moins heureuse, le théâtre, des équipements sportifs.

Au bord de l’eau quelques bâtiments intéressants.

Ce n’est pas la Wisla mais un de ses affluents, les bords de la Wisla sont très peu aménagés tout le long de son cours et nous ne la voyons quasiment que lorsque nous la traversons.

A la sortie de Bydgoszcz, nous tombons sur Auchan, Castorama, Lidl, IKEA, … On se croirait en France.

Il faut trouver un pont pour traverser la Wisla. Heureusement nous trouvons le sigle de la voie pour vélos qui la longe.

Le pont a été construit par un ingénieur polonais, un Gustave Eiffel local, qui a calculé une cinquantaine de ponts américains.

Le pont est très long. Il a prévu une voie pour les piétons et les cyclistes entre les éléments de la structure et le garde-corps. Génial ! Mais ce n’est pas assez large pour pouvoir se croiser. Il faut faire preuve de civilité lorsque quelqu’un se présente en face. Et voilà qu’un vélo arrive face à nous. Il a des cheveux blancs, pas de casque, nos cheveux blancs à nous sont cachés par nos casques. Nous nous rangeons l’un après l’autre derrière les éléments de la structure du pont pour lui laisser le passage. Et là, pas un bonjour, pas un merci, un regard transparent dans lequel transparaît toute l’intelligence d’un merlan frit.

Et oui ! Il y a un certain nombre de choses qui n’ont pas été apprises par nombre de polonais dans leurs églises le dimanche.

Heureusement quelques kilomètres plus loin un grand-père s’arrête de travailler dans son jardin pour nous regarder passer avec bienveillance. Il répond avec enthousiasme aux grands bonjours que nous lui lançons.

Un peu plus loin les polonais nous montrent qu’ils savent faire autant que nous n’importe quoi ! Pourquoi ne pas mettre carrément l’éolienne sur le clocher de l’église ?

Nous campons dans un pré à proximité de la Wisla, une très belle campagne où nous retrouvons avec bonheur les chants d’oiseaux qui nous manquent un peu en forêt.

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