18 décembre 2019 : La tempête

Il pleut. Le vent souffle. C’est un peu pour cela que nous sommes venus à la pointe de la Bretagne.

En route pour la côte Nord ! Nous allons visiter les petits recoins où nous n’avons pas encore flâné.

Les ouessantains se remettent à construire des moulins. Il y en avait une centaine sur l’île au temps où les murs de pierre entouraient quantité de petits champs de blés.

Nous rejoignons l’île Keller pour cette fois retourner vers le Nord-Ouest de l’île.

Aujourd’hui nous ne pouvons pas trop regarder l’horizon, la pluie est cinglante. Le sol est beau aussi.

La côte est ravagée par les tempêtes.

Photos impossibles pour sauvegarder l’appareil !

Nous atteignons le phare du Creac’h. Au pied nous trouvons refuge dans le musée des Phares et Balises. Visite intéressante. Nous y voyons des extraits de films sur la vie des gardiens de phare. Nous comprenons à quel point il faut que les bretons et en premier lieu les îliens aient le caractère bien trempé. Les hommes sont embarqués sur les bateaux de la Royale ou sur des navires de commerce, les femmes sont agricultrices et chefs de famille, souvent veuves.

Nous découvrons quantité de naufrages, de tous temps, dans tout l’archipel de Molène et de Ouessant, d’où la construction des phares, d’où l’évolution de la réglementation avec le rail d’Ouessant obligeant les bateaux à passer bien au large des côtes. L’entrée en Manche est la route maritime la plus fréquentée du Monde.

Nous jetons un coup d’œil sur les lentilles de Fresnel, sur l’histoire de la construction des phares entourant l’île dont Kereon et la Jument bâtis en pleine mer aux deux extrémités du terrible courant du Fromveur.

Mais il est temps de rentrer car nous commençons à avoir vraiment froid et il nous faut affronter les bourrasques sur 3 kms avant de retrouver notre petit poêle. Nos pyjamas et nos couvertures sont secs. Rolande organise l’opération séchage des pantalons (nous les accrochons par la ceinture à la barre permettant l’ouverture du vélux, juste au dessus du poêle). Ça marche ! Nous pouvons aller au restaurant en soirée, la pluie s’est arrêtée et le vent sèche très vite tout ce qui reste un peu humide. Le Télégramme de Brest finira d’éponger les chaussures la nuit prochaine. Nous aurons des nouvelles de l’actualité une autre fois. De toute façon nous savons que les nouvelles sont toujours mauvaises et nous n’avons plus l’âge et la patience de perdre du temps à ce genre de lectures.

Nous faisons la connaissance de gens du pays. Nous sommes surpris de constater que pas mal de jeunes sont arrivés ici ces dernières années. Souvent ils sont bretons, pas toujours, et la plupart n’avaient pas d’attaches sur l’île.

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